CHRIS KUTSCHERA 40 ANS DE REPORTAGE (Textes et Photos)

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KURDISTAN IRAK : Vers un Référendum pour l'Indépendance?

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Massoud Barzani

Massoud Barzani

 

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policiers kurdes d'Erbil"Nous sommes très reconnaissants aux Américains de nous avoir libérés. Sans l’intervention américaine, nous n’aurions jamais eu la possibilité de nous débarrasser de Saddam Hussain, de retourner à Kirkouk, et de discuter le texte d’une nouvelle constitution... Par ailleurs notre économie entre dans une nouvelle ère, le salaire des fonctionnaires a doublé ou triplé,. Evidemment, nous voulons davantage, mais notre dette de gratitude à l’égard des Américains est immense -- surtout quand on compare leur attitude à celle des pays qui ont essayé d’empêcher notre libération. Et nous devons comprendre que les Américains sont coincés entre nous les Kurdes, les Arabes, et les Turkmènes, et qu’ils ne peuvent pas tout faire pour nous. Mais comment ne pas être satisfaits quand pour la première fois dans l’histoire nos dirigeants, Massoud Barzani et Jelal Talabani, partagent le pouvoir à Bagdad (avec les autres membres du Conseil de gouvernement), et Hoshyar Zibari, un kurde, est ministre des affaires étrangères du gouvernement irakien. Tout cela n’aurait jamais eu lieu sans l’intervention américaine".

Citadelle d'ErbilTous les Kurdes partagent ce sentiment d’énorme reconnaissance exprimé par Berham Saleh, le premier ministre du gouvernement kurde (UPK) de Souleimania. Et l’on peut voir -- scène inimaginable en territoire arabe, à Bagdad ou à Basra -- des soldats américains danser avec les Kurdes célébrant un mariage à Erbil ou à Souleimania, ou posant pour une photo de famille avec des enfants kurdes dans les bras.

La difficulté de vivre à nouveau avec les Arabes

Mais pour le reste, de nombreux Kurdes ne partagent pas la satisfaction de Berham Saleh -- et surtout, ils ne partagent pas son désir de vivre à nouveau avec les Arabes dans un Irak reconstruit artificiellement. Les dirigeants kurdes qui jouent la carte américaine et la carte irakienne risquent d’être dépassés par la montée en puissance dans la population, d’abord chez les intellectuels, mais aussi dans l’ensemble des couches sociales, d’un très vif sentiment national kurde favorable à l’indépendance du Kurdistan, un sentiment associé à un .plus ou moins violent rejet des Arabes.

De nombreux Kurdes refusent en effet de tourner la page sur les souffrances subies pendant ces quarante dernières années "L’eau et l’huile ne se mélangent pas", dit avec colère un jeune membre de la famille Barzani... "Comment pourrais-je vivre avec les Arabes qui ont détruit des milliers de nos villages, déporté nos populations, bombardé Halabja avec des armes chimiques, liquidé les 8.000 Barzani (1983), exterminé des dizaines de milliers de personnes pendant la campagne de l’Anfal (1988), poursuivi une politique systématique d’arabisation pendant des décennies ?"

journaux à Erbil"Les Arabes irakiens n’ont pas été habitués par leur système éducatif, par leurs medias, à nous traiter comme des citoyens de première classe", affirme Runak Faraj, une journaliste kurde travaillant au Centre d’Information des Femmes de Souleimania. "Ils n’admettent pas que nous sommes un peuple différent, une nation différente. Ils sont convaincus que l’Irak fait partie du monde arabe. Ils croient que l’Occident a créé la question kurde pour ses intérêts".

"Les Arabes disent que nous sommes frères, mais sommes nous des frères égaux?", se demande à l’autre bout du Kurdistan, le Dr Abdoulla Said, directeur des services de santé du gouvernorat de Dohok. "Ils sont plus nombreux que nous, mais valent-ils plus que nous? Pendant 25 ans ils se sont réveillés en entendant les slogans de Saddam Hussain, ils sont allés au travail en écoutant les slogans de Saddam, ils ont mangé en continuant de les entendre, 24 heures sur 24 ils ont été soumis au bombardement de sa propagande... Nous n’avons pas affaire à un seul Saddam Hussain, nous avons des millions de Saddam en Irak. Il y a au moins un million de ses partisans qui non seulement profitaient du système mais y croyaient".

Cet anti-arabisme est alimenté par le spectacle des chaines de télévision arabes -- Al Jazira, en particulier, mais aussi Arabiya -- qui ne cessent de mettre en accusation la politique américaine en Irak et au Moyen-Orient, donnant une large place aux manifestations anti-américaines, en particulier quand elles se teintent d’islamisme, contribuant à développer une certaine jubilation chez leurs téléspectateurs chaque fois que les forces américaines sont victimes d’un nouvel attentat, et multipliant les reportages sur les attentats suicides palestiniens contre les Israéliens.

Le "désastre arabe"

Saad Abdoulla, ministre de l’agriculture du gouvernement (PDK) d’Erbil, connu pour son franc parler, parle d’un "désastre arabe": "Les régimes et les peuples arabes sont toujours avec Saddam Hussain. Les régimes parce que l’établissement d’un régime démocratique en Irak va à l’encontre de leurs intérêts: s’il y a des élections, il y aura élection d’un président, puis ultérieurement de son successeur. Connaissez-vous un seul ex-président dans un pays arabe? En ce qui concerne les peuples, ils croient que tout doit être axé sur Israel, sur l’anti-américanisme. C’est la fin de l’arabisme"...

"Pourquoi les peuples arabes sont-ils contre la politique américaine en Palestine?", demande Fakhri Kerim, ancien membre du comité central du Parti communiste irakien, qui dirige aujourd’hui un centre culturel à Bagdad. "Ils ne peuvent pas descendre dans la rue pour manifester contre leurs gouvernements, et ils peuvent seulement manifester contre les Américains. Ils sont à la recherche de n’importe quel leader contre les Etats-Unis, et prennent Saddam Hussain pour un héros. Ils ne savent même pas qu’il est un dictateur"...

"Je ne peux pas vivre dans un même Etat avec un autre peuple qui a l’esprit malade", explique, en développant l’analyse, le Dr Diar, un jeune médecin de Souleimania, né dans la province arabe de Diyala . "Je ne peux pas vivre avec des gens qui ne partagent pas mes préoccupations fondamentales et qui sont systématiquement contre tout ce qui est occidental. Nous, les Kurdes, nous soutenons tous les plans occidentaux dans la région. Non, ce n’est pas à cause de l’Anfal et de Halabja que je ne peux pas vivre avec les Arabes: ces crimes ont été commis par le régime, pas par les gens. Mais je désespère des Arabes quand je vois les Palestiniens manifester en brandissant des photos de Saddam Hussain. Je ne peux pas vivre avec ces gens qui ont une autre mentalité, avec des gens qui mélangent de façon aussi terrible nationalisme et religion... Et pour commencer, nous devrions quitter la Ligue Arabe. L’Irak n’est pas un Etat arabe".

Si certains intellectuels syriens critiquent violemment cette poussée de fièvre nationaliste kurde, les Kurdes le leur rendent bien: "La Syrie est l’incarnation de l’arabisme pur, anti-américain, anti-sioniste, anti-tout", dit Bruske Shawess, conseiller militaire de Massoud Barzani. "Saddam Hussain, notre ennemi, admettait l’autonomie des Kurdes", souligne Georgis Fathallah, auteur d’un ouvrage sur l’arabisme, "mais les Arabes en dehors de l’Irak ne l’acceptent pas. Ces nationalistes arabes considèrent toujours que le Kurdistan est un territoire arabe. Tous ces pays sont contre le fédéralisme, sauf le Koweit".

De nombreux intellectuels kurdes insistent sur ce fossé entre les mentalités arabe et kurde: "En Irak, il y a trois mentalités, kurde, sunnite et chiite", rappelle Ferhad Pirbal, qui s’exprime parfaitement dans la langue française qu’il enseigne à l’université d’Erbil. "Nous au Kurdistan on a dansé dans les rues le jour de la libération. Eux, dans le sud chiite, ils se frappaient jusqu’au sang: c’est normal que nous vivions dans des Etats différents. La génération qui a grandi après 1991 (et la création de la zone kurde échappant à l’autorité de Saddam Hussain) n’accepte plus d’être l’esclave d’un Saddam Hussain". Se défendant d’ignorer les véritables intentions des Américains, Ferhad Pirbal ajoute: "Les Américains utilisent notre territoire et prennent notre pétrole, c’est un nouveau colonialisme, c’est vrai. Mais je le préfère au colonialisme arabe qui ne nous a rien appris. Grâce aux Américains, nous pouvons apprendre et rêver... Maintenant je rêve d’un aéroport international à 4 km de chez moi (l’aéroport d’Erbil devrait très vite accueillir des vols internationaux). Des marchands vont pouvoir aller en Europe acheter des livres et des appareils de projection de cinéma... Maintenant, on rêve".

La politique officielle des dirigeants kurdes

Inutile de dire que ces diatribes ne reflètent pas du tout la ligne officielle des dirigeants kurdes qui depuis des années ont fondé toute leur politique de reconquête du pouvoir sur la collaboration avec les divers partis arabes de l’opposition irakienne, avec un objectif primordial: la création d’un Etat fédéral en Irak..

"Nos relations avec les Arabes seront bonnes", affirme péremptoirement Adnan Mufti, représentant de l’UPK à Erbil, fief du PDK de Massoud Barzani. "Les Arabes sont proches des Kurdes. Un jour ils comprendront que nous avions le droit d’être membres de la coalition. Nous allons reconstruire l’Irak avec les Arabes. Ce sera une vitrine pour tout le monde arabe". Mais cet ancien représentant de l’UPK en Egypte, imprégné de culture arabe, ajoute aussitôt: "Nous ne sommes pas prêts à être des citoyens de seconde classe... Certains Arabes doivent accepter une solution au problème des minorités en Irak. Il est temps que ces Arabes changent de mentalité. Nous sommes une nation différente, nous avons une langue différente. Depuis plus de mille ans, personne n’a réussi à nous liquider. Cela prouve que nous sommes vraiment une nation"....

Le Mouvement pour le Référendum

Longtemps inexprimé, ou refoulé, ce sentiment national kurde, nourri par un profond rejet de l’arabisme, a pris une nouvelle ampleur avec la création d’un "Mouvement pour le Référendum". Tout a commencé avec la publication dans le journal "Kurdistan Nieuwe" à Souleimania, le 11 avril, d’une lettre ouverte critiquant la façon dont les leaders kurdes avaient géré la libération de Kirkouk et Mossoul, et les interpellant sur leurs projets pour l’avenir du Kurdistan. Cette lettre ouverte était signée par une quinzaine d’intellectuels kurdes parmi lesquels Sherko Bekas, un poète kurde très médiatisé et proche de l’UPK de Jelal Talabani, Rauf Begat, un romancier, Azad Barzuge, un traducteur, et Halkaut Abdoulla, un intellectuel kurde qui a vécu 15 ans au Danemark où il a animé une revue de la diaspora kurde.

Le 14 juillet, après d’innombrables discussions au sein de l’université, à l’intérieur des associations kurdes militant pour les droits humains, et de groupes informels comme "Avesta" (du nom du livre sacré des Zoroastriens) ces intellectuels publiaient un "Manifeste pour le Référendum" demandant l’organisation d’un référendum pour demander aux Kurdes s’ils voulaient l’indépendance du Kurdistan. Ce manifeste posait trois questions essentielles:

1) Les Alliés ont-ils une solution claire pour le problème du peuple kurde?

Soulignant que chaque fois qu’ils parlent du Kurdistan, les Américains utilisent délibérément des termes vagues comme "la région du nord", et que leur conception d’une fédération des 18 provinces de l’Irak relève plus de la décentralisation administrative, les signataires du manifeste affirmaient que si fédéralisme il y a, il doit s’agir d’un véritable fédéralisme, avec création d’un Kurdistan -- tous insistent sur l’emploi de ce mot -- regroupant toutes les régions kurdes, fédéré avec la partie arabe de l’Irak. Les auteurs du manifeste rappellent qu’ils ont des raisons de douter de l’attitude des Etats-Unis, qui ont trahi les Kurdes à plusieurs reprises (en 1975, 1991 et 1996).

2) L’opposition irakienne a--t-elle une conception claire du fédéralisme?

Les diverses composantes arabes de l’opposition irakienne ont des positions très différentes sur un éventuel Etat fédéral. Certains pensent plus à un statut d’autonomie pour les Kurdes qu’à un véritable fédéralisme. Les auteurs du manifeste ont des doutes, en particulier, sur l’attitude des partis islamiques..

3) L’attitude des chefs kurdes répond-elle aux espérances du peuple kurde?

Les signataires du Manifeste accusent les chefs kurdes d’être "devenus plus irakiens que kurdes". Ces intellectuels reprochent aux dirigeants kurdes qui ont été choisis pour faire partie des instances mises en place par les Américains (Conseil intérimaire de Gouvernement, Commission constitutionnelle) de plus satisfaire leurs ambitions personnelles que les aspirations du peuple kurde. "Ils travaillent dur pour avoir le pouvoir, pour avoir un poste à Bagdad, pour être de bons Irakiens", dit un des signataires du manifeste.

"Nous pensons qu’il est possible d’obtenir plus que le fédéralisme", affirme Halkaut Abdoulla. "En tout cas les partis kurdes ne devraient pas négocier sur la base du fédéralisme sans demander son opinion au peuple, sans lui demander ce qu’il veut. Ils doivent poser clairement la question: Voulez-vous le fédéralisme ou l’autodétermination"? Les auteurs de ce Manifeste soulignent que le Parlement kurde n’est plus légal: il a été élu en 1992, certains députés sont morts; et tous les partis kurdes ne sont pas représentés dans ce parlement. Et le contexte politique a considérablement évolué depuis les élections de 1992.

Les auteurs du Manifeste ont organisé une campagne de signatures pour amener les Alliés, ou l’Union Européenne, ou les Nations Unies, à superviser ce référendum. Le débat est vif au sein de la société kurde. Certains se demandent si les Kurdes ne risquent pas de tout perdre, y compris le fédéralisme, en visant l’indépendance. D’autres se demandent quelles garanties ils peuvent avoir que le futur Etat kurde indépendant soit démocratique? Qu’il ne sera pas la proie de la corruption qui règne déjà dans la société kurde? "Nous en sommes conscients, répond un des signataires du Manifeste, mais nous sommes différents des Irakiens. Nous avons peur d’être dissous dans un Etat centralisé. Et nous devons nous assurer que le jeu démocratique ne détruira pas notre Etat kurde".

Quand on demande aux auteurs de ce manifeste s’il est pragmatique de se battre aujourd’hui pour l’indépendance du Kurdistan, ils répondent, avec Halkaut Abdoulla: "Aujourd’hui, il n’y a plus d’Etat irakien. L’Etat est dissous. On est en train d’essayer de le reconstruire. Dans une tel contexte, si nous en avons la volonté, si nous avons un mouvement fort, nous pouvons obtenir plus que le fédéralisme... Quelle sera la réaction des Etats de la région? Nos voisins ne sont plus ce qu’ils étaient il y a deux ans: la Turquie n’a plus la même influence, et la Syrie et l’Iran sont la cible des Américains... L’acteur principal, ce sont les Etats-Unis. Si les Etats-Unis soutiennent le peuple kurde, nous obtiendrons notre indépendance. Mais s’ils ne sont pas d’accord, alors ce sera difficile. Pourquoi est-ce que les Kurdes n’auraient pas le droit de poser une question -- le droit à l’indépendance -- que les Américains et les Européens ont le droit de poser? S’ils refusent, au bout du compte, les Kurdes n’accueilleront plus les Américains avec des fleurs"...

Une arme de guerre de Jelal Talabani?

Certains observateurs kurdes indépendants, remarquant que le "Mouvement pour le Référendum" a été lancé par des personnalités très proches de Jelal Talabani et de l’UPK, comme Sherko Bekas, se demandent s’il ne faut pas voir dans ce "Mouvement" et sa campagne en faveur de l’indépendance une machine de guerre orchestrée par Jelal Talabani. Son objectif serait double: Faire pression sur le Conseil intérimaire de gouvernement de Bagdad, en disant qu’il faut vite accorder un statut fédéral car le peuple kurde veut plus... Et ce mouvement serait aussi une arme de guerre contre le PDK de Massoud Barzani, pour montrer que l’UPK est plus démocratique que le PDK et donne la parole au peuple. Il s’agirait aussi de montrer qu’une fois de plus la région du Kurdistan contrôlée par l’UPK est en avance sur celle que contrôle le PDK: En 1991, le PDK était pour l’autonomie, l’UPK pour le fédéralisme. Aujourd’hui, le PDK est pour le fédéralisme, l’UPK pour l’indépendance...

On a effectivement du mal à imaginer que Sherko Bekas puisse lancer une telle initiative sans avoir, au moins, l’aval de Jelal Talabani. Mais le "Mouvement pour le Référendum" est peut-être en train d’échapper à ses promoteurs. Fin Octobre 2003, des signataires du Manifeste rencontraient à Erbil des intellectuels kurdes vivant en zone contrôlée par le PDK, à Erbil, Dohok et Zakho, et même à Kirkouk, pour élargir le mouvement à tout le Kurdistan. Et ils organisaient la collecte de signatures pour une pétition qui devait bientôt recueillir 1,7 million de signatures!

Nechirvan Barzani, premier ministre du gouvernement kurde (PDK) d’Erbil, semble parfaitement conscient de l’ampleur de ce mouvement: "L’Irak a été établi sur la base d’un partenariat avec les Arabes... Qu’avons nous obtenu en échange? Halabja, 4.000 villages détruits, l’arabisation, les 8.000 Barzani disparus... Quelle garantie avons-nous que cela ne se reproduira pas?", demande-t-il, avant d’ajouter: "Nous voulons une solution durable. Le fédéralisme est un moyen d’y parvenir. Après 12 ans (de semie-indépendance), nous ne voulons pas revenir en arrière -- nous pouvons reculer seulement jusqu’à un millimètre de la sécession. Nous avons tous les droits, nous ne pouvons pas être liés par la force à Bagdad... Nous avons une jeune génération qui nous dit: "Pourquoi est-ce que nous n’avons pas l’indépendance? Pourquoi faites-vous partie du Conseil intérimaire de gouvernement"? Les Kurdes ne pensent pas qu’ils sont inférieurs aux peuples qui les entourent. La question kurde est plus vaste que la présence de 4 ou 5 ministres dans le gouvernement de Bagdad.. Nous devons partager le sol de l’Irak. Si on veut résoudre le problème irakien, il n’est pas possible d’ignorer les Kurdes".

(Al Wasat, 19 January 2004; Internazionale, 12 Marzo 2004)

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