CHRIS KUTSCHERA 40 ANS DE REPORTAGE (Textes et Photos)

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HOLLANDE: Traitement de choc à la crèche des phoques de Pieterburen

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Deux phoques en traitementLes bébés, ici, portent nageoires et moustaches. La crèche de Pieterburen, au nord de la Hollande, n’abrite que des phoques. Il faut les voir s’ébattre dans les bassins sous l’œil blasé des vaches frisonnes ! L’aventure de la “Zeehondencreche” (littéralement “crèche des chiens de mer”) commence en 1971, lorsque Lenie’t Hart, sa directrice, décide d’abandonner son poste d’institutrice pour consacrer toute son énergie à sauver ces mammifères marins.

Très vite, pêcheurs, plaisanciers et gardes-côtes prirent l’habitude de lui amener les petits “couineurs”, ainsi nommés à cause des cris déchirants qu’ils poussent pour appeler leur mère. Ils arrivaient au début de l’été, pesant à peine de 6 à 8 kg, souvent même avant d’avoir perdu leur cordon ombilical. Parfois gravement blessés par les oiseaux de mer qui attaquent les plus faibles aux yeux.

alimentation d'un bébé phoqueAu début de son aventure, Lenie’t Hart recueillait dans sa propre maison les bébés phoques orphelins ou abandonnés par leur mère malade. Elle les traitait et les renvoyait en mer, une fois guéris, bien engraissés (une quarantaine de kilos) et assez forts pour se nourrir seuls. Chez elle, on trouvait des phoques de la cave au grenier! Une exquise odeur de poisson y régna... jusqu’au jour où elle put enfin fonder sa crèche grâce à des dons, notamment ceux des écoliers hollandais qui “adoptent” collectivement de jeunes phoques; les élèves se cotisent pour payer soins et nourriture et prennent régulièrement des nouvelles de leurs protégés.

 

Les phoques grecs arrivent par avion

Aujourd’hui, le centre de Pieterburen soigne des phoques toute l’année (275 en 1988), vingt-quatre heures sur vingt-quatre, et pas seulement des bébés. Les blessés ou les malades arrivent à chaque instant. Ceux de la Mer du Nord, bien sûr, mais aussi des phoques gris venant des côtes britanniques, et même des phoques grecs arrivés par avion. Pour faire face à ces urgences, Lenie’t Hart a dû embaucher un médecin vétérinaire, Lies Vedder, et une dizaine d’assistants, dont plusieurs bénévoles.

L’hiver amène aussi son lot de malades, généralement des adultes très amaigris à la suite de blessures qui se sont infectées. À chaque fois, un traitement médical approprié, des séances de solarium et une bonne alimentation permettent aux animaux de récupérer. Lenie’t Hart et son équipe obtiennent ainsi 85 pour cent de guérisons. Jusqu’à l’été dernier, l’été de la “peste des phoques”.

Lenie t'Hart avec un bébé phoqueL’alerte a été déclenchée en avril avec la découverte de plusieurs centaines de bébés phoques agonisant sur les plages de l’île d’Anholt, entre le Danemark et la Suède. Tous les malades présentaient les mêmes symptômes: blessures profondes de la peau, difficultés respiratoires, infection des yeux. Ils mouraient en deux jours, victimes d’une pneumonie foudroyante.

Cinq mois plus tard, le mal affecte les phoques de la Norvège à la Grande-Bretagne. Devant l’ampleur du fléau, les chercheurs se mobilisent. Le responsable, un virus, est découvert fin septembre, et, au mois de janvier dernier, un vaccin est mis au point qui permet de traiter les phoques “hospitalisés”. Mais le bilan est lourd: au total, près de vingt mille phoques ont péri, des veaux marins surtout, mais aussi des phoques gris. Leur sociabilité a causé leur perte: vivant en collectivité sur les bancs de sable, ils se sont transmis le virus les uns les autres par la toux.

Pour Lies Vedder, le vétérinaire de Pieterburen, “c’est un désastre. Sur nos côtes, seul un phoque sur cinq a survécu. Notre travail de plusieurs années est pratiquement anéanti”. Heureusement, selon Lenie’t Hart, l’épidémie semble enrayée. Les survivants ont vraisemblablement acquis une immunité au virus. Il faut en tout cas l’espérer, puisqu’il est impossible de capturer et de vacciner tous les phoques de la Mer du Nord.

(Sciences et Vie Junior, N° 3, Avril 1989)

 

 

 

 

 

 

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