CHRIS KUTSCHERA 40 ANS DE REPORTAGE (Textes et Photos)

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TURQUIE: Le Dossier Secret des Officiers Islamistes Chassés de l'Armée

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Depuis 1996, plus de 1.350 officiers et sous-officiers ont été chassés de l’armée turque. Si l’on ajoute ceux qui ont été chassés de l’armée pendant leurs années d’études dans les écoles militaires, et ceux qui ont préféré demander à partir prématurément à la retraite, leur nombre se situe au total entre 3.500 et 4.000. Leur faute? "comportement indiscipliné". En fait, on leur reproche d’aller prier à la mosquée, et surtout, leurs femmes sont coupables de porter le voile... Mais cela, on ne leur dit pas. Et la décision du "YAS" (Conseil militaire suprême) est sans appel. Pour la première fois, quelques uns de ces officiers ont accepté de témoigner à visage découvert...

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Baki Kullap, chassé deux ans avant la retraite

Baki KullapLe commandant Baki Kullap, 44 ans, avait pourtant fait une carrière assez brillante. Né à Afyon, dans le... de la Turquie, en 1959, il entre aussitôt après le lycée dans une école militaire, en 1976: "J’avais la possibilité d’aller dans une très bonne université, la "Middle East Technical University", mais je voulais servir mon pays, et j’ai préféré entrer dans l’armée". Diplômé sous-lieutenant en 1981, il va dans les blindés. Il est promu capitaine en 1989, et commandant en 1995. En 1996, il reçoit des félicitations et une récompense. Il sait que deux ans plus tard, en 1998, va il partir à la retraite, après avoir passé 22 ans dans l’armée, avec un pactole de 60 milliards de Livres turques (environ 40.000 Euros) et une retraite de 1 milliard de LT par mois (environ 660 Euros, somme appréciable en Turquie) .

Et soudain, tout s’écroule. Un mois après avoir reçu sa dernière récompense, il reçoit des mains de son colonel une lettre de quelques lignes, lui annonçant que pour "comportement indiscipliné", il est chassé de l’armée par le YAS! "Vous rendez votre carte d’identité militaire et vos divers badges, vous prenez vos affaires, et vous partez", m’a dit mon colonel. Pendant 6 heures j’ai été comme assommé, incapable de réagir"...

"Ma faute", raconte l’ex-commandant Baki Kullap, "c’était de prier, et d’avoir une femme qui portait le voile. Mais jamais je n’aurais imaginé que cela pourrait avoir de telles conséquences... Il y avait bien des rumeurs selon lesquelles si l’on voyait sur vos genoux, et votre front, que vous aviez été prier, on risquait d’avoir des ennuis, mais je ne le croyais pas. Selon de vagues rumeurs, des officiers avaient été chassés de l’armée par le YAS, mais on ne savait pas pourquoi"...

Un questionnaire très personnel

"Tous les trois mois", ajoute Baki Kullap, "on devait remplir un questionnaire très personnel: "Avez vous des bibelots dans votre appartement? De quel genre de personnes recevez vous la visite? Que font les membres de votre famille? Est-ce que votre femme porte un voile? Un fichu? Ou un voile noir?"...

"Je n’avais pas changé de style de vie: je priais depuis le début, il y avait une mosquée à l’école militaire. Et quand je me suis marié en 1991, ma femme portait déjà un fichu...

Mais cela n’avait pas d’importance. Au contraire, j’avais été félicité, parce que je priais, je travaillais dur, on pouvait compter sur moi. Pendant la première guerre du Golfe, en 1991, j’étais seul officier responsable d’une unité dans la montagne, à la frontière avec l’Irak, et le fait de croire à un autre monde me donnait du moral".

Mais tout cela s’est écroulé en quelques secondes. Deux ans avant son départ à la retraite, Baki Kullap s’est retrouvé sans emploi, sans sécurité sociale, sans rien -- avec une femme malade -- et avec l’impossibilité de travailler pour une administration. "Finalement, conclut Baki Kullap, j’ai créé ma petite entreprise de travaux publics, je construis des routes: financièrement, je suis même plus à l’aise que lorque j’étais dans l’armée... mais je suis toujours terriblement triste d’avoir perdu ma carrière, un métier que j’aimais. Et j’ai fait appel devant la Cour Européenne de Justice".

Evidemment, Baki Kullap nie avoir milité dans une organisation religieuse: "C’était interdit, et je n’avais pas le temps", dit-il. "Et si cela avait été le cas, non seulement j’aurais été chassé de l’armée, mais j’aurais été mis en prison".

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Abdulvahit Kavalci: "Ou votre femme enlève son voile, ou vous êtes chassé de l'armée"

Abdulvahit KavalciPlus jeune, Abdulvahit Kavalci, né à Rize Para, sur la Mer Noire, fait partie de ces nombreux officiers de l’armée turque qui ont pratiquement passé toute leur vie dans le moule de l’armée: dès l’âge de 14 ans, en 1980, il est entré dans l’Ecole des Cadets, dont il est sorti en 1984 pour aller à l’Ecole Militaire. Il en sort lieutenant en 1988, et sert alternativement dans l’infanterie et dans l’artillerie: C’est l’époque où la guerre contre le PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan) fait rage, et il est nommé en 1992 et 1995 au Kurdistan, à Tatvan, Bitlis et Shemdili. En 1997, il est promu capitaine. Et cinq ans plus tard, en août 2.002, il est ... chassé de l’armée, après avoir passé 22 ans dans l’armée.

"Un dimanche matin, le commandant de mon bataillon sonne à la porte de mon appartement, à Diyarbekir, et me dit: "Je suis désolé, mais vous êtes chassé de l’armée!" Il était venu me voir avec un minibus, accompagné de deux soldats armés, et nous sommes allés à la garnison, où j’ai rendu mes papiers et ma carte d’identité militaire. Le lendemain je suis retourné en civil chercher mes affaires; et j’ai dit au revoir à mes camarades. C’était fini!"

"Est-ce que je me doutais de quelque chose? J’avais entendu de mauvaises nouvelles à la télévision, mais je ne pouvais pas croire que cela m’arriverait... C’était pour les autres!

Mais quand je me suis marié, après le 28 février 1997 -- après l’ultimatum de l’Etat-Major au gouvernement d’Erbakan, forcé de démissionner quelques semaines plus tard -- je savais que j’aurais des problèmes, parce que ma femme était voilée. Mais je le préférais ainsi, c’était mon style de vie".

"Pourtant, je n’ai pas eu de problème au début", raconte l’ex-capitaine, "je ne cachais pas mes idées, mes supérieurs me connaissaient, ils connaissaient mon style. Mais un jour mon commandant m’a dit: "Vous devez dire à votre femme d’enlever votre voile, sinon vous serez chassé de l’armée". Je lui ai répondu que c’était ma religion, et si j’étais croyant, je devais respecter les règles... Et quelques mois plus tard, c’est arrivé: j’ai été chassé de l’armée, à 5 ans de la retraite. J’ai tout perdu, ma carrière, mon salaire (1,3 milliard de LT, environ 900 Euros), ma sécurité sociale, tout".

Abdulvahit Kavalci travaille maintenant dans l’export-import. Il n’a pas fait appel devant la Cour Européenne de Justice, car il n’a pas les moyens de payer un avocat (environ 500 Euros). Et surtout, il ne croit pas que la CEJ lui rendra justice: "Elle ne prend pas position en faveur de l’islam", affirme-t-il.

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Ekrem Karatas, victime de la première purge

Ekrem KaratasUn des plus jeunes militaires chassés de l’armée, Ekrem Karatas, né en 1970, est lui aussi passé par l’Ecole des Cadets, mais celle de la marine, à Istamboul, où il est entré en 1984, à 14 ans. Il en est sorti en 1989, après quelques péripéties: il n’y avait pas de salle de prière à l’Ecole des Cadets, mais Ekrem Karatas, croyant pratiquant, allait dans une mosquée le week end; et pendant la semaine, il faisait ses prières dans le dortoir, en cachette. Manifestement, il s’est fait repérer, car en 1987, lors de la cérémonie annuelle des prix, il s’est fait exclure de l’Ecole, pour "indiscipline". Quelques mois plus tôt la presse turque avait publié des informations sur l’existence d’un réseau de membres d’une confrérie religieuse au sein de l’armée, et sur l’expulsion d’une centaine d’élèves d’une école militaire... Mais Ekrem Karatas fait appel, et finalement il est réadmis dans son Ecole des Cadets, dont il sort sous-officier en 1989. Il est affecté à la base navale de Golcuk.

En 1992, il se marie, épousant une jeune femme qui portait le voile: "J’ai réfléchi, mais avant le 28 février 1997, ce n’était pas une grande affaire; et comme j’avais déjà fait reconnaître mes droits, je n’imaginais pas qu’ils allaient recommencer. Et j’avais la réputation de quelqu’un de sérieux et travailleur"...

Mais il fait partie du premier groupe d’officiers et sous-officiers chassés de l’armée après le coup d’état à blanc du 28 février 1997. "J’étais à Toulon, avec mon navire, quand la décision a été prise par le YAS. Elle a été transmise par radio au commandant le 26 mai, mais je n’ai pas été informé. Et je n’ai pas su non plus qu’un de mes amis avait reçu l’ordre de me tenir à l’oeil nuit et jour! C’est seulement le 6 juin, quand mon navire a atteint la Turquie, que mon commandant m’a remis une lettre de quatre lignes m’annonçant que j’étais chassé de l’armée pour "comportement indiscipliné". En fait parce que je faisais mes prières et parce que ma femme est voilée. J’ai fait appel devant la cour militaire suprême, mais mon appel a été rejeté: la décision du YAS est finale. J’ai aussi fait appel devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme, mais j’ai eu des problèmes de procédure...

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Mustafa Erol et l'ASDER

Mustafa ErolComme la Marine, l’Aviation est considérée comme une arme d’élite, où l’on se montre sans pitié à l’égard des officiers soupçonnés de pratique religieuse "excessive" -- comme le commandant Mustafa Erol, 39 ans, en a fait l’amère expérience. Né à Kayseri, il est entré à l’Ecole Militaire, en 1991, après le lycée, et en est sorti lieutenant en 1995. Après avoir fait une spécialisation dans la logistique à Izmir, il est nommé à Balikeshir, puis à Diyarbekir, où il passe 6 ans, avant d’être affecté à Kayseri, en 2.000, quand il est promu commandant.

Mais derrière cette carrière apparemment brillante, se cachent beaucoup de problèmes. Cela commence à Balikeshir, pendant le contrôle annuel, un contrôle qui dure 3-4 jours. "Pendant l’heure du déjeuner j’avais l’habitude d’aller prier dans la salle de prière de la garnison, avec 3 ou 4 simples soldats. Malheureusement pour moi l’officier responsable du contrôle a visité la salle de prière, et il m’a vu en train de prier. Il m’a interrogé: "Pourquoi faites-vous vos prières? Est-ce que vous faites aussi le jeûne du Ramadan"? J’ai répondu à ses questions, et il n’a pas réagi. Mais une demie-heure plus tard le général commandant la garnison était au courant, et il m’a convoqué. Il m’a demandé pourquoi j’allais à la salle de prière pendant le déjeuner, et m’a demande d’écrire un rapport. Un mois après, j’étais nommé à Diyarbekir, alors que je n’étais a Balikeshir que depuis 3 ans (A cette époque, Diyarbekir, en pays kurde, était considéré comme une punition).

Mais c’est quand Mustafa Erol a été nommé à Kayseri, en 2.000, que ses ennuis sont devenus sérieux. "Dès le premier jour, j’ai été convoqué au bureau du commandant, qui m’a demandé si ma femme était voilée, si je priais, si je buvais de l’alcool. Il m’a dit: "Onze officiers sont arrivés ici avec des femmes "fermées" (le mot turc (kapali) pour "voilées"). Je les ai fait "ouvrir" (dévoiler) leurs femmes... Ou vous le faites, ou vous divorcez" ! J’ai répondu que ma femme était avocate, c’était à elle de décider"....

Les officiers qui portaient la barbe et dont la femme était voilée n’avaient pas le droit d’avoir un logement de fonction dans les cités spécialement réservées aux militaires. Mustafa Erol a voulu louer un appartement en ville, mais il n’a pas eu le droit de le faire, et finalement il a décidé avec sa femme qu’elle irait vivre à Istamboul: "Pendant deux ans nous nous sommes vus le week-end, je faisais 12 heures d’autobus pour aller la voir".

En 2.000, Mustafa Erol est muté à Eskishehir -- alors que règlementairement, après avoir fait deux séjours dans l’est de la Turquie (au Kurdistan) les officiers peuvent demander une affectation à l’ouest. "J’ai demandé Istamboul, et on m’a envoyé à Eskishehir. C’est là, en décembre 2.000, que j’ai été chassé de l’armée. Un jour mon colonel m’a convoqué et m’a montré une lettre de quatre lignes me disant que j’étais chassé pour "comportementr indiscipliné". Il m’a demandé de signer, et m’a demandé de lui donner mon revolver, mon uniforme, ma carte d’identité militaire, etc... J’avais eu les meilleures récompenses, je n’avais pas de problème de service, mais ma carrière était finie". Aujourd’hui Mustafa Erol travaille dans une entreprise de logistique.

Mustafa Erol se défend d’avoir eu la moindre activité politique: "C’était défendu de faire de la politique. Dans l’armée, on vote, c’est tout", affirme-t-il. Après avoir été chassé de l’armée, il a créé avec quelques camarades ayant subi le même sort une petite association, l’ASDER, l’Association des Défenseurs de la Justice, pour venir en aide à ces ex-officiers qui sont traités comme des parias et qui ont les plus grandes difficultés à trouver un nouvel emploi.

L'Islam du Gouvernement

Comment expliquer une telle répression dans un pays où plus de 95 pour cent de la population est musulmane? Abdulvahit Kavalci, le plus ouvertement politisé des officiers que nous avons rencontrés, fait l’analyse suivante: "En Turquie, on peut distinguer trois sortes d’islam: le véritabl islam; et puis l’islam populaire, vécu comme une tradition; et enfin l’islam du gouvernement, un islam de convenance. On peut dire que 20 pour cent de nos généraux sont des athées qui sont arrivés à des postes clés au moment du 28 février 1997: ces généraux pensent que l’islam, c’est un habit, que l’on peut laisser à la porte en entrant dans l’armée. Sinon, l’islam est l’ennemi à abattre. Les autres généraux, la très grande majorité, ne sont pas comme ça, mais ils n’agissent pas, ou ils n’ont pas la possibilité de le faire".

Le gouvernement d’Erbakan avait refusé d’approuver ces limogeages. Il est tombé. Le gouvernement d’Erdogan a exprimé des "réserves" sur la décision du YAS de chasser de l’armée 18 officiers au cours de sa dernière réunion, début août. Mais il s’est bien gardé de s’opposer frontalement à l’armée, préférant gagner du temps. Au risque de décevoir sa base...

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L’exception turque: une armée pas contrôlable par les civils

En arrivant au pouvoir, le gouvernement du parti de la Justice et du Développement (AKP) de Recep Tayyip Erdogan était décidé à réformer le Conseil National de Sécurité (CNS), une institution unique en Europe, créée par les auteurs du premier coup d’état militaire en Turquie en 1960 et renforcée par les promoteurs du coup d’état de Septembre 1980 (article 118 de la constitution de 1982). Le CNS confère un pouvoir exceptionnel aux militaires. Se réunissant une fois par mois sous la présidence du Président de la République, le CNS est composé du Premier Ministre, des ministre de la Défense, de l’Intérieur, des Affaires Etrangères, de la Justice et des Communications, et du Chef d’Etat-Major et des commandants des différentes armes (Terre, Marine, Aviation, Gendarmerie) et divers responsables militaires. En fait, le véritable centre du pouvoir du CNS c’est son secrétariat général, une institution autonome, employant environ 600 personnes, dirigé par un général. Le CNS édicte des "recommandations prioritaires au gouvernement", qui sont sans appel. C’est ainsi que le Premier Ministre Nejmettin Erbakan a été victime du fameux "coup d’état à blanc" du 28 Février 1997: refusant d’appliquer une liste de 18 "recommandations" promulguées par le CNS, il fut forcé de démissionner quelques semaines plus tard, en juin 1997... En janvier 1998, son parti, le parti Refah, était mis hors la loi par une Cour Constitutionnelle présidée par Ahmet Nejdet Sezer... l’actuel Président de la République.

L’AKP d’Erdogan a tenté de réduire les pouvoirs du CNS, en déposant un projet de loi prévoyant que le CNS ne se réunirait que tous les deux mois, au lieu d’une fois par mois. Le nombre des militaires assistant à ses réunions devait être réduit. Et surtout, le secrétaire général du CNS serait désormais un civil. Mais à la requête du général Hilmi Ozkok, le Chef d’Etat-Major, le Premier Ministre Erdogan a dû s’incliner et accepter que ce soit encore un général, le général Sukru Sariisik, qui soit nommé à la tête du secrétariat général du CNS pour une "période de transition" d’un an.

Le YAS (Conseil Militaire Suprême)

Une autre institution, dont on parle beaucoup moins, renforce l’autonomie des militaires: c’est le Conseil Militaire Suprême (YAS). Le poids des civils y est encore plus réduit, puisqu’il ne comporte que deux civils, le Premier Ministre et le ministre de la Défense, contre plus de quinze militaires: le Chef d’Etat-Major et son adjoint, les commandants des quatre armes, les commandants des trois premiers corps d’armée, le commandant des Ecoles Militaires, le commandant des forces turques de l’OTAN, le secrétaire général du CNS, etc.

C’est le YAS qui au cours de sa réunion annuelle au début du mois d’août, décide les promotions et les mises à la retraite d’une quinzaine de généraux et amiraux formant le noyau dur de l’armée turque: le chef d’état-major (tous les quatre ans) et le chef d’état-major adjoint, les commandants des diverses armes, leurs chefs d’état-major, les chefs de corps, les commandants des académies militaires, et le secrétaire général du CNS...

Au cours de sa réunion annuelle le YAS annonce également un certain nombre de mesures disciplinaires, chassant de l’armée des officiers pour "comportement indiscipliné" -- euphémisme employé par les généraux pour désigner des officiers soupçonnés de trop bien pratiquer leur religion.... Dix-huit officiers ont ainsi été victimes cette année de ces mesures d’expulsion, sans appel, alors que les mesures disciplinaires prises au cours de l’année par les chefs de corps peuvent être contestées en appel.

Les décisions du YAS sont soumises à la signature du président de la République, simple formalité.

(Al Wasat, 6 Octobre 2003)

 

 

 

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