CHRIS KUTSCHERA 40 ANS DE REPORTAGE (Textes et Photos)

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FRANCE: Mainsat, un village de la Creuse, vit à l'heure kurde

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Soldats turcs empêchant des réfugiés kurdes irakiens d'entrer en Turquie, 1991

Frontière turque

 

Rechit, gréviste par solidarité, avec un bandeau rouge

Grève de la Faim, Turquie.

Yachar Kemal dans son jardin

Yachar Kemal

Portrait du roi Fayçal

Roi Fayçal, Arabie Saoudite

Mvt Kurde

Defi Kurde

Rachid et Fatiha au caféMainsat est -- ou plutôt, était -- un village presque mort.  Il y a longtemps que sa grand place n’accueille plus de marchés; son château féodal, où est né le cardinal de la Roche-Aymond, qui sacra Louis XVI roi, est vide. Le restaurant “Le coin de rue” est fermé, et rares sont les clients qui franchissent la porte de la petite boutique de vêtements “Au bon goût”: Avec un peu moins de 130.000 habitants, la Creuse est la lanterne rouge des départements français les moins peuplés, derrière la Lozère. Comme les autres villages du département -- certains ont perdu deux cents habitants en dix ans -- Mainsat est habité par une majorité de personnes âgées qui sortent rarement de chez elles, mais qui surveillent attentivement ce qui se passe: c’est un village où la présence d’étrangers attire l’attention...

Deux clients pas comme les autres

Rachid et Fatiha chez eux avec une de leurs fillesPourtant personne ne se retourne pour regarder les deux clients qui viennent d’entrer “chez Gustou”, le café de Mainsat. Lui, la soixantaine dégarnie, vêtu d’une veste et d’un pantalon bleu-foncé, avec un gilet à fleurs, passerait facilement inaperçu. Mais certainement pas elle: avec sa grande robe bleu-vif et son fichu blanc couvrant les cheveux teints au henné et enroulé autour du cou, elle détonne dans cette salle de café décorée avec du papier peint comme on en faisait dans les années 50, avec des scènes de chasse à courre... Mais les deux consommateurs assis au bar poursuivent leur discussion de pêcheurs enragés sur les mérites respectifs des étangs de la région. “Rachid vient tous les jours”, remarque Yvette Lacombe, la propriétaire de “Chez Gustou”, il boit un café et un coca-cola et s’en va... Mais sa femme ne vient pas souvent”: Rachid et Fatiha font partie du groupe de soixante-deux réfugiés kurdes irakiens vivant depuis la mi-octobre à Mainsat, dans la Creuse. Ils fument une cigarette en silence; puis Rachid se lève et dit “combien” en tendant un Les petits-enfants de Rachid découvrant la télévision billet. Il prend la monnaie, et dit “au revoir” en sortant du café, suivi par Fatiha. Rachid a à peu près épuisé les ressources de son vocabulaire français. Suivi par Fatiha, qui marche quelques pas derrière lui, il va chez le boulanger, achète du pain, puis marche à l’ombre du mur qui longe le château de Mainsat et entre quelques instants dans la maison où habite sa fille Zahra, en face de l’agence du Crédit Agricole. Un dernier arrêt au débit de tabac pour acheter des cigarettes, et Rachid et Fatiha retournent chez eux, au hameau de poux, à une quinzaine de minutes à pied du bourg. “Chez eux” , dans ce petit village de la Creuse. Quel chemin parcouru en moins d’un an!

Les armes chimiques et l’exode

Les 355 réfugiés kurdes irakiens accueillis en France à l’initiative de Mme Danielle Mitterrand avaient fait sensation en débarquant à l’aéroport de Clermont-Ferrand en août 1989: ces hommes vêtus de pantalons bouffants, avec une bande d’étoffe en guise de ceinture, coiffés d’un turban  à carreaux noirs et blancs ou roses, et ces femmes portant de longues robes aux couleurs chatoyantes, la tête couverte d’un fichu, paraissaient débarquer d’une autre planète. Plusieurs jours après leur arrivée ils avaient encore un mouvement de recul devant les uniformes des soldats de la compagnie du capitaine Delpont, du 92e régiment d’infanterie, chargés de les héberger au camp militaire de Bourg-Lastic. Et ils se plaquaient au sol chaque fois qu’ils entendaient le vrombissement d’un avion. L’air hagard, ils ne pouvaient manifestement pas oublier les scènes d’horreur qu’ils avaient vécues depuis un an: profitant du cessez-le-feu qui venait d’être proclamé sur le front irano-irakien pour en finir avec les “pechmergas” (maquisards kurdes) qui tenaient le nord du pays, l’armée irakienne avait lancé le 25 août 1988 une offensive générale sur tout le Kurdistan: abandonnant leurs villages bombardés avec des gaz asphyxiants, plusieurs dizaines de milliers de Kurdes avaient marché pendant plusieurs jours et plusieurs nuits vers la frontière de la Turquie avec l’espoir d’y trouver refuge.

“J’ai tout laissé derrière moi”, dit Rachid, qui a déclaré être âge de 55 ans, mais qui doit en avoir au moins dix de plus. Rachid était un “agha”, un propriétaire terrien, et il a effectivement laissé beaucoup de biens derrière lui: ses terres, sur lesquelles poussaient quelque 3.000 pommiers, des vignes, 3 vaches, 5 chèvres. Tout est irrémédiablement perdu: “Nous avons marché pendant trois jours jusqu’à la frontière”, raconte Mona, une de ses filles, âgée de 20 ans, qui commence à s’exprimer en français: “J’ai porté sur mes épaules la petite Kajin (mot kurde qui veut dire: “où est la vie”), âgée de 4 ans, et mon beau-frère Abed a pris sa mère, Hamra, plus de 85 ans, sur son dos”. Mais ce terrible exode n’était rien à côté de ce qui les attendait en Turquie.

 L’armée turque, massée à la frontière, a d’abord voulu s’opposer à leur passage, avant de les parquer dans des camps, comme celui de Mardin, dans le sud-est de la Turquie, où les conditions de vie sont terribles: l’hiver, les réfugiés pataugent dans la boue, l’été, ils suffoquent de chaleur -- 50 degrés à l’ombre -- sous les tentes, et avalent des tonnes de poussière quand le vent souffle sur la plaine. Ils sont encore 45.000 à vivre aujourd’hui dans l’enfer de ces camps, à Mardin, Diyarbakir et ailleurs. La Turquie, qui fait face à un début d’insurrection armée de ses propres kurdes, animé par le “Parti des travailleurs du Kurdistan” (PKK) refuse d’accorder le statut de réfugiés politiques à des maquisards qui ont été le fer de lance de la résistance armée kurde en Irak, et les traite pratiquement comme des prisonniers dans ces camps. Plusieurs dizaines de milliers de Kurdes ont préféré aller en Iran. Quelques centaines sont retournées en Irak, se laissant berner par les promesses d’amnistie du régime de Bagdad. Et 355 vivent en France.

 Visitant le camp de Mardin en mai 1989, Mme Danielle Mitterrand avait reçu une supplique de plusieurs centaines de réfugiés kurdes demandant asile en France: “Nous vivions dans des conditions terribles”, raconte l’un d’eux ; “quand nous avons su que Mme Mitterrand allait venir, trois hommes de ma famille ont pris les choses en main, on savait que la France était un pays démocratique, un pays de liberté. On a demandé “Qui veut partir”? et nous avons fait une liste. Nous savions que de toute façon ce serait mieux qu’à Mardin”.

Mme Mitterrand avait alors confié à la Fondation France-Libertés, dont elle est la présidente, le soin de les faire venir. Le camp de Bourg-Lastic était un camp de transit -- les réfugiés kurdes ne devaient y rester que deux mois, le temps de recevoir une carte de réfugié politique, une carte de séjour provisoire; le temps aussi d’être pris en charge par le service social d’aide aux émigrés (SSAE) et les ASSEDIC; le temps enfin de suivre leurs premiers cours d’alphabétisation. Avec l’aide d’interprètes recrutés par l’Institut Kurde de Paris, des stages d’animation furent organisés pour les 179 enfants de moins de 16 ans... Un premier tour de table, auquel avait participé Matignon, le ministère de l’intérieur, le ministère des affaires sociales et les relations extérieures avait permis de débloquer un crédit d’un million et demi de francs pour ceux qui se considéraient comme les “protégés de la présidente”.

Pourquoi Mainsat?

Pour leur insertion définitive, il fallait de toute urgence trouver des villages d’accueil, situés de préférence dans le centre de la France, dans une région quelque peu semblable aux montagnes du Kurdistan d’où venaient ces réfugiés. Des villages abandonnés, il y en a plein, paraît-il, en Auvergne. Abandonnés peut-être, mais pas disponibles: les héritiers s’accrochent aux maisons de leurs parents, qui tombent en ruines. Bien souvent on ne sait même pas où les contacter... Fin septembre, alors que la préfecture de Clermont-ferrand et Matignon se demandaient avec angoisse ce qu’ils allaient faire de leurs réfugiés, Gaston Rimareix, maire de Mainsat -- et député socialiste de la Creuse -- a proposé de prendre en charge un groupe de 62 réfugiés.

Âgé de 55 ans, ancien élève de l’ENA, Gaston Rimareix est un personnage jovial qui est à tu et à toi avec tous les habitants de son village; c’est aussi un individu généreux. L’idée d’accueillir des réfugiés kurdes à Mainsat est née au cours d’un dîner, raconte-t-il, juste avant les élections sénatoriales, en septembre 1989, qui réunissait le maire et ses trois adjoints, avec leurs époux ou épouses respectifs: Henri Tixier, premier adjoint, et notaire de gauche, se disant tel, avec sa femme Christiane, institutrice, militante laïque et syndicale. André Jouhanique, deuxième adjoint, charpentier à la retraite, et ancien secrétaire de la section communiste de Mainsat, avec plus de 40 ans de parti, aujourd’hui plutôt réformateur, et son épouse Jacqueline.  Jacqueline Jarry, clerc de notaire chez Me Tixier et troisième adjoint, et son mari André, employé de la maison de retraite de Mainsat.

“Je leur ai dit que Mme Danielle Mitterrand avait demandé à la Fédération des élus socialistes et républicains de rechercher des communes pouvant accueillir des réfugiés kurdes, et j’ai ajouté: “Pourquoi pas nous”? Ils ont tous accepté ma proposition”. “Leur premier réflexe, assure Gaston Rimareix, était un réflexe humanitaire: il y a une tradition d’accueil dans cette commune, qui a reçu des Espagnols avant la guerre, des enfants juifs pendant la guerre, et des Polonais après... C’est sans doute le vieux fonds de gauche de la Creuse -- premier département radical, premier département socialiste, ancien département résistant, ancien département communiste... Ce vieux fonds de gauche a joué, parce que c’était des réfugiés politiques”.

Un autre facteur a joué: le dépeuplement du village, dont la population s’amenuisait à chaque recensement: de 2.500 au début du siècle, la population était tombée à 752 en 1982 et à 686 en 1990, sans les Kurdes. Et le village vieillissait. L’école de Mainsat avait encore 4 classes et 75 élèves avant l’arrivée des Kurdes, mais grâce au ramassage des enfants des communes voisines de Saint Priest, Arfeuille, et Bussière Nouvelle. “À chaque réunion du conseil municipal, reconnaît Henri Tixier, nous nous posions la même question: Que faire”? pour empêcher notre village de mourir comme les autres. Faire venir un groupe d’une soixantaine de personnes, dont 30 enfants en âge d’aller à l’école, c’était évidemment injecter du sang neuf à notre commune”, conclut le premier adjoint. Une première réunion d’information publique est organisée en catastrophe le 10 octobre. Cent cinquante personnes y assistent -- “un succès”, selon le maire.

Des clivages qui transcendent les partis

Trois courants se  font jour au sein de la population: il y avait ceux qui étaient à fond “pour”, environ un tiers, dont les plus actifs, une centaine, se sont regroupés au sein de l’association “Mainsat-Kurdistan” présidée par Henri Tixier.

Ceux qui étaient contre -- un autre tiers. Et le dernier tiers, des attentistes, un peu inquiets, mais pas hostiles. “Ce qui est intéressant, fait remarquer le maire de Mainsat, c’est que les clivages ont été transversaux: ce n’est pas la gauche qui a accepté, la droite qui a refusé”. Évidemment, la responsable du “Front National” pour la Creuse a distribué un tract s’élevant contre l’arrivée de ces “rudes montagnards moyen-orientaux qui ont toujours vécu les armes à la main”, ces “musulmans qui vont d’abord exiger un lieu de culte, puis rapidement une mosquée, alors que nos églises sont pour la plupart fermées”... Mais il y a aussi des gens de gauche, y compris des communistes, qui sont violemment contre, et qui le disent. Il y a au contraire des gens de droite qui ont été dès le départ très favorables.  Le curé est monté en chaire pour dire: “Jésus était un étranger, il a été accueilli. Mobilisez-vous”! On n’a pas davantage observé de clivage “vieux Creusois” (contre), retraités parisiens (pour): il y a des retraités parisiens qui ont été plus violemment contre que les paysans creusois...

“Trois choses préoccupaient les habitants de Mainsat”, raconte aujourd’hui Gaston Rimareix: le fait que les nouveaux arrivants ne soient ni des Italiens ni des Portugais, bref, pas des catholiques, mais des “Arabes” (en fait, les Kurdes ne sont pas des Arabes, donc des sémites, mais des aryens...), des musulmans, avec des “femmes voilées”. Une autre interrogation concernait l’emploi. La dernière enfin, l’école: est-ce qu’on ne va pas tirer l’école vers le bas avec l’arrivée de 30 enfants qui ne parlent pas le Français? Certaines réactions ont été violentes: une mère de famille a dît: “Nous avions un bon maire, mais là il a fait une grosse bêtise”! Une autre a dit: “S’ils viennent, je retire mes enfants de l’école”.

“Nous étions très conscients de ce problème”, ajoute le maire de Mainsat, “et j’ai répondu que nous n’aurions jamais accepté la venue de ces réfugiés si nous n’avions pas obtenu l’assurance que le financement de l’opération était intégralement pris en charge par le gouvernement -- et aussi que nous obtiendrions l’encadrement pédagogique nécessaire: nous avons effectivement obtenu deux instituteurs spécialisés supplémentaires, avec tous les moyens matériels nécessaires”.

L’accueil des réfugiés kurdes à Mainsat a été facilité par l’existence, sur la commune de Mainsat, d’un village de vacances, vide à la fin de l’été, où les 61 réfugiés ont pu s’installer à leur arrivée, le 15 octobre: la soixante-deuxième, France-Myriam, y est née en novembre... Le fait que le président de l’association “Mainsat-Kurdistan”, Henri Tixier, soit notaire, et donc bien placé pour connaître la situation de l’immobilier local, a permis de trouver très vite neuf maisons inoccupées: l’ancien presbytère, une maison dépendant du château, et sept maisons vétustes mais pouvant être restaurées, où les familles se sont installées progressivement entre janvier et avril.

L’insertion professionnelle des réfugiés était plus complexe. Sur les 62 réfugiés, 9 hommes et 3 femmes sont en âge de suivre des stages tout en touchant le revenu minimum d’insertion (RMI): Halat, la fille aînée de Rachid, et deux autres jeunes femmes travaillant à Aubusson dans un atelier d’une manufacture de tapisseries. Mohammed, un fils de Rachid, effectue un stage dans une petite entreprise de Mainsat, la Société Métallurgique Creusoise. Trois jeunes gens travaillent chez un pépiniériste de Lepaud, un autre à Guéret dans une entreprise de coffrage pour béton, Nouri est cantonnier à Mainsat, et Kerim travaille chez l’électricien local.. Globalement, les employeurs sont plutôt satisfaits, et plusieurs souhaitent embaucher leurs stagiaires. Paradoxalement, ce sont les Kurdes qui tergiversent: les jeunes femmes rechignent un peu à faire chaque jour le trajet Mainsat-Aubusson (28 kms) et trouvent le maniement de l’aiguille pénible.

Certains jeunes gens trouvent “dégradant” de transporter de la terre avec une brouette; peut-être mal conseillés par leurs amis de la communauté kurde de Paris, ils voudraient vivre dans une grande ville, et “acquérir une formation professionnelle en France”. D’autres croient peut-être que leur qualité de “protégés de la Présidente” les dispense de travailler; mais le maire de Mainsat est formel: “Ils doivent s’intégrer professionnellement; on peut sans doute leur accorder un deuxième stage de mise à niveau, mais ils ne peuvent rester indéfiniment au RMI: le 1er janvier 1991 au plus tard, ils devront avoir un emploi stable”.

Faisant aujourd’hui le bilan de cette “aventure”, Colette Norre, secrétaire de mairie, affirme que “l’insertion sociale se passe beaucoup mieux qu’on l’avait espéré, surtout depuis que les familles sont réparties dans le bourg; les gens vont plus vers eux qu’on ne l’avait pensé”. Pour apprécier la gentillesse des Creusois il faut voir les Jouhanique recevoir dans leur maison, en voisins, Rachid et Fatiha, avec lesquels ils peuvent échanger une dizaine de mots, le reste se faisant avec des gestes, des sourires, et parfois des malentendus: “Depuis que je me suis cassé le poignet, Fatiha vient souvent chez moi”, raconte Jacqueline Jouhanique, “et d’autorité elle épluche les légumes que j’essayais de préparer, en me disant: “toi assis”. Elle fait des progrès, et a réussi à me faire comprendre hier que sa fille qui vit à Peyrelevade était à l’hôpital”.

Les “retraités” ne sont pas en reste: les Bourgeois viennent régulièrement chez Rachid et Fatiha: pendant que Daniel et Rachid jardinent ensemble, Colette et Fatiha “discutent” dans la cuisine en préparant le déjeuner... De son côté, Mohammed, un des fils de Rachid, s’est lié d’amitié avec son voisin, André Boussange, un ancien chef de Lapérouse à la retraite: c’est Mohammed qui lui coupe les cheveux.

Cet été un mariage assez particulier a eu lieu à Mainsat: Mona, la fille cadette de Rachid, a épousé Djemal, un des interprètes envoyés à Mainsat par l’Institut Kurde de Paris pendant les six premiers mois. Voyant la jeune mariée sortir de chez elle, Mme Marie Pascanet, une voisine âgée de 89 ans, a dit: “Ce sont de braves gens; on n’a pas la même voix... Alors on se comprend par signes”. Si les aînés en sont souvent réduits aux signes, les petits Kurdes, eux, ont fait des progrès remarquables en français et sont invités dans les familles de leurs petits camarades d’école creusois, insufflant une vie nouvelle au village: “Il y avait 40 ans, constate avec satisfaction le député maire de Mainsat, qu’on n’avait pas vu des gosses jouer au ballon sur la place du village”.

(Peuples du Monde, Septembre 1991)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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