CHRIS KUTSCHERA 40 ANS DE REPORTAGE (Textes et Photos)

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YEMEN: Le Hadramaout, une enclave de l'Arabia Felix

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Falaise abrupte dominant la mer

Iles d'Aran

Tombeau nabatéen de Madain Saleh

Arabie Saoudite

couv 40

 

MvtKurde

La baie de Mukalla, la porte du HadramaoutHantant l’imagination des explorateurs de l’Arabie Heureuse, les villes du Hadramaout  restèrent interdites aux étrangers jusqu’à la fin du 19° siècle: en 1843, un baron allemand déguisé en pélerin musulman, Adolf von Wrede, parvint après huit jours de marche dans la steppe désertique, jusqu’aux vallées secondaires du Hadramaout, mais sans réussir à aller jusqu’à Shibam. Il rapporta de son voyage des récits fabuleux, décrivant comment le plateau désertique qui s’étend aux confins du Rub al Khali s’ouvre soudain en de gigantesques failles aux parois abruptes. Il décrivit les oasis qui forment un ruban de verdure au fond de ces gorges profondes de deux cents à trois cents mètres, et raconta comment une population oubliée de tous vivait dans des villages accrochés aux flancs de cette vallée. Et il rapporta des inscriptions similaires à celles qu’Arnaud, un autre explorateur, copiait au même moment sur les murs de Marib... Tout cela parut tellement fabuleux que les savants de l’époque accusèrent von Wrede d’avoir inventé de toutes pièces le récit de son voyage.

Les premières photos: les Bent, Van Meulen, Harold Ingrams...

Hajarin, dans le wadi DoanA la fin du 19° siècle, un couple d’explorateurs, les Bent, parvint en 1893 jusqu’au coeur du Hadramaout; ils rapportèrent les premières photos de Shibam. Mais c’est seulement il y a une soixantaine d’années, dans les années 30, que le Hadramaout fut systématiquement exploré; par van Meulen, qui suivit l’itinéraire de von Wrede, et le réhabilita aux yeux de la postérité; et par Harold Ingrams, Freya Stark et Hans Helfritz, qui publièrent des ouvrages qui resteront de grands classiques.

Plusieurs facteurs contribuèrent à prolonger aussi longtemps l’isolement du Hadramaout: d’une part, les Britanniques qui contrôlaient Aden, point de départ de toute exploration, n’étaient pas favorables à une pénétration étrangère dans ces territoires... Mais le comportement des habitants du Hadramaout ne facilita pas la tâche des explorateurs: très religieux, versant facilement dans le fanatisme, les Hadramis se montraient très hostiles aux “infidèles” étrangers; les Bent, qui Vue des terrasses de Shibamétaient pourtant les hôtes du sultan de Shibam, ne purent que faire une furtive incursion dans les ruelles de Shibam, et furent forcés de passer la plus grande partie de leur séjour enfermés comme des reclus dans le palais du sultan!

Des habitants très religieux, versant facilement dans le fanatisme...

Par ailleurs, le Hadramaout était déchiré par des conflits inter-tribaux interminables, et l’insécurité était totale, jusqu’il y a soixante ans, quand les Britanniques commencèrent à mettre en place un semblant d’administration: dans une petite bourgade qui n’avait pas connu de trève depuis vingt ans, les maisons des clans ennemis étaient distantes de moins de quinze mètres les unes des autres: et un système complexe de tranchées permettait aux habitants de se rendre dans leurs champs sans tomber sous les balles de leurs aversaires. Quand Harold Ingrams imposa une trève en 1937, un homme sortit de sa maison pour la première fois depuis... dix-huit ans, tandis qu’un autre voyait sa soeur, qui vivait dans une maison voisine, pour la première fois depuis vingt et un ans!

Le pacte de trève générale fut signé par plus de 1.300 chefs tribaux, certains d’entre eux représentant plusieurs milliers de guerriers, et d’autres une douzaine seulement.

Six jours pour aller de Mukalla à Shibam avec une caravane de chameaux

Une autre raison de l’échec des explorateurs était l’éloignement du Hadramaout de tout endroit habité: bordé au nord par le Rub al Khali, un des plus grands déserts du monde, il est isolé de la côte par une barrière naturelle: partant de Mukalla ou de Shihr, le voyageur traversait une étroite plaine côtière pour grimper sur un haut plateau désertique, le “djol”, vaste étendue aride, sans végétation, d’un brun jaune monotone, où il fait une chaleur torride le jour, froid la nuit. C’est un endroit impressionnant, où le voyageur a l’impression de revivre aux premiers âges de la terre, de voir, comme l’écrivit Harold Ingrams, la “croûte originale de la terre, toute nue”. Avant la construction de la première route, en 1937, il fallait au minimum six jours aux caravanes de chameaux pour traverser le “djol” et aller de Mukalla à Shibam.

Mais en arrivant au wadi Hadramaout le voyageur était récompensé de toutes ses peines: soudain s’ouvre dans le plateau une faille abyssale, taillée comme à la hâche, profonde de plusieurs centaines de mètres, au fond de laquelle coule une rivière de sable, parsemée de quelques taches de verdure d’une rare intensité. A sa source, près d’El Abr, la largeur de cette faille est gigantesque -- près de soixante kilomètres. Mais peu à peu le wadi se rétrécit; il ne mesure plus que cinq à six kilomètres dans sa partie centrale, là où se trouvent les grandes “villes” du Hadramaout; et à son embouchure sur la mer, à Seihout, c’est une gorge de deux cents mètres de large!

A environ cent vingt kilomètres de sa “source”, quand il oblique vers le sud pour gagner la mer, le Hadramaout change de nom pour devenir le wadi Masila. Mais en fait on appelle “Hadramaout” toute cette région située entre le désert et l’océan, où convergent vers le wadi Hadramaout proprement dit un certain nombre d’affluents comme le wadi Doan et le wadi Sir. C’est là que sont blotties, accrochées aux contreforts escarpés qui bordent le wadi, au coeur des oasis, des villes dont l’architecture fit sensation: Shibam, mais aussi Seyoun, Tarim, Houreida, Hajarin...

Le génie de l’architecture de terre

Construite sur un tertre au milieu du wadi, Shibam fut immédiatement baptisée la “Manhattan du désert”: avec ses quelque cinq cents maisons serrées les unes contre les autres, formant une espèce de forteresse au milieu du wadi, Shibam, la plus extraordinaire de ces villes du désert, constitue un ensemble architectural unique au monde. Construites en terre sur des fondations de pierre, ses maisons, hautes de six étages, donnent l’impression d’être de véritables gratte-ciel, impression accentuée par leur étroitesse, et par l’alternance de fenêtres larges, ornées de moucharabiés de bois sculpté, et d’étroites fenêtres qui servaient autrefois de meurtrières.

Deux fois détruite, aux 13° et 16° siècles, Shibam a miraculeusement été préservée telle qu’elle a été reconstruite après sa dernière destruction (1533): une loi coutumière qui date de cette époque veut en effet qu’un habitant de la ville qui désire reconstruire sa maison doit scrupuleusement respecter le plan et les dimensions de l’édifice antérieur:il doit même redisposer portes et fenêtres de la même façon.

Cette architecture de forteresse, qui caractérise toutes les villes et les villages du Hadramaout, varie cependant d’une ville à l’autre: les villes de Seyoun et Tarim étaient autrefois entourées de remparts, qui les protégeaient contre les attaques des bédouins: ces villes sont donc plus aérées, leurs maisons plus spacieuses, moins hautes que celles de Shibam. Ce sont souvent de gros palais, dont le style reflète une influence malaisienne -- nombre d’habitants de Tarim ont émigré en Extême-Orient et sont revenus finir leurs jours au Hadramaout après y avoir fait fortune: ces maisons sont décorées de façon assez surprenante, peintes de couleurs vives: bleu, vert, jaune, rose. Mais alors que l’aménagement des maisons de Shibam était traditionnellement réduit à sa plus simple expression -- des tapis sur le sol, avec quelques coffres -- celui des palais de Tarim était luxueux. Il y a soixante ans, certains millionnaires avaient équipé leurs palais de salles de bains en marbre, avec eau courante et chasse d’eau -- pour le plus grand émerveillement des rares visiteurs étrangers de l’époque. Le mobilier des salles à manger et des salons était européen, il y avait même des ventilateurs au plafond et des ampoules électriques; et, ce qui était peut-être encore plus incroyable, ces heureux élus roulaient dans des voitures automobiles! Amenées en pièces détachées à dos de chameau -- il fallait douze chameaux pour transporter ainsi une voiture -- elles étaient remontées dans le Hadramaout et roulaient sur les pistes du wadi...

La brique crue, séchée au soleil, résiste deux cent-cinquante ans

Dans les villages, où le souci de se défendre contre les attaques l’emportait sur toute autre considération, les maisons étaient de véritables donjons. Le matériau de base de la construction du Hadramaout est la brique de terre -- la brique crue, séchée au soleil, le bois étant trop rare pour être utilisé comme combustible. La brique est préparée avec de l’argile humidifiée, et mélangée avec de la paille de maïs hâchée menu. Cette pâte est ensuite foulée par les animaux, ou pétrie par l’homme, et moulée dans des formes en bois. Séchées au soleil, ces briques sont assez résistantes pour permettre la construction d’édifices de parfois plus de vingt-cinq mètres de haut qui durent deux cent cinquante ans et plus. La même pâte argileuse, mais sans paille, est utilisée comme mortier pour monter les murs, ou comme pisé pour enduire la surface des parois.

La chaux est fabriquée à partir du calcaire des montagnes voisines, cuite dans des fours rudimentaires, puis concassée et battue avec des fléaux de bois recourbés. La chaux est utilisée pour préparer un mortier épais avec lequel on enduit les sols intérieurs et les terrasses (elle est alors mélangée avec de la cendre de bois, c’est le “ramad” traditionnel). Cet enduit est ensuite recouvert d’une couche de chaux pure lissée à la pierre,qui contribue à conférer aux intérieurs du Hadramaout une propreté absolue. Pour construire  leurs maisons, les maçons du Hadramaout n’utilisent pas d’échafaudages: les maisons sont élevées de l’intérieur...

Le bois est parcimonieusement employé, car il vient de loin -- sauf le tronc des palmiers qui fournit les piliers et les poutres des plafonds; mais les grilles de bois (moucharabiés) des bas de fenêtre, l’encadrement des niches ou des placards aménagés dans les murs, les portes sculptées ou cloutées, les serrures, sont faites dans du bois qui est traditionnellement importé des Indes -- et souvent le coût de la menuiserie dépassait à lui seul celui du reste de la construction.

La construction d’une maison fait intervenir de nombreuses corporations: le maître d’oeuvre, l’architecte, est le “mouallim” -- il y en avait plusieurs dizaines dans une ville comme Tarim. Ensuite viennent les maçons:il y a le spécialiste de la pierre (le “moussawi”) qui pose les pierres des fondations de l’édifice, puis le fabricant de briques (le “bani”) qui est aussi potier. Il y a aussi les charpentiers et les menuisiers. La construction d’une maison est entourée de nombreux rites, surprenants dans un pays aussi religieux que le Hadramaout: quand le maçon a achevé de poser la première rangée de briques, le propriétaire de la maison sacrifie un mouton ou deux, en présence d’un seyid ou d’un cheikh, en plaçant la tête ensanglantée successivement aux quatre coins des fondations: le sang de l’animal sacrifié empêchera les “djinns” (mauvais génies) d’entrer... Ce sacrifice est répété quand le charpentier pose les poutres qui servent de linteaux pour les portes, les fenêtres et pour le plafond.

Une société dont la hiérarchie remonte aux premiers siècles de l’Islam

Formant un monde à part au milieu du désert, le Hadramaout a paradoxalement toujours été un lieu de haute cuvilisation: étape importante sur la route de l’encens, il fut, aux premiers siècles de notre ère, le siège de royaumes dont les archéologues sont en train de mettre à jour de merveilleux vestiges -- notamment à Shabwa, aux portes du Hadramaout, où travaille une mission archéologique française. La seconde chance du Hadramaout fut l’arrivée, au 10° siècle de notre ère, d’un certain nombre de “seyids” (descendants du Prophète) venus d’Irak avec Ahmed ben Issa el Moudjaher (l’émigré):  ils apportaient avec eux leur culture et leurs bibliothèques, et créèrent, en plein milieu du désert, des centres d’érudition islamique, notamment à Tarim, qui s’enorgueillit encore aujourd’hui de ses 365 mosquées pour une vingtaine de milliers d’habitants, à Houreida, régi jusqu’à la révolution (1967) par un parlement de seyids, et dans d’autres villes du Hadramaout.

Ils allaient aussi contribuer à figer une société très hiérarchisée. Au haut de la hiérarchie, se trouvent donc les “seyids”, qui prétendent plus ou moins descendre tous d’Ahmed ben Issa el Moudjaher et du Prophète Mahomet par sa fille Fatima. Ils revendiquent fièrement leur ascendance (nasab) qui leur confère des pouvoirs surnaturels... Véritables missionnaires,ils ont contribué à répandre la connaissance de l’islam dans le Hadramaout -- puis en Extrême-Orien et sur les côtes de l’Afrique de l’Est, où ils furent nombreux à émigrer.

Ils ont aussi joué un rôle social très important:c’est à eux qu’il revenait d’intervenir dans les incessantes querelles tribales. Médiateurs par excellence, ils ne portaient pas d’armes, et l’endroit où ils résidaient était considéré comme terrain “neutre”. C’était des “hauta”, ou sanctuaires, où il était interdit de porter des armes. C’est dans les limites de ces sanctuaires, marquées par des bornes, que se déroulaient les marchés,et que venaient vivre artisans et cultivateurs... Exerçant une telle influence religieuse et sociale, les “sada” (pluriel arabe de seyid) y ajoutèrent peu à peu... la fortune et le pouvoir politique: à Houreida, juste avant la révolution de 1967, il y avait, sur une population de 1.900 habitants, plus de 30% de “sada”.

Il n’est pas inintéressant de noter que Haydar Abou Baker al Attas, l’ancien président de la république populaire et démocratique du Sud Yemen, le seul état communiste du monde arabe, appartenait à la plus éminente famille de seyids de Houreida!

La seconde strate de la hiérarchie sociale est constituée par les cheikhs et les gens des tribus (qabail) qui se prétendent tous descendants de Qahtan (l’ancêtre des Arabes du Sud). Les cheikhs exercent un rôle religieux assez similaire à celui des sada, qui ont probablement pris leur place après leur arrivée au Hadramaout. Les gens des tribus ont été les plus affectés par les changements intervenus au Hadramaout depuis une cinquantaine d’années, et ils sont presque tous sédentarisés -- ou émigrés.

La dernière catégorie sociale, enfin, est formée par les “masakin” (pauvres) et les “douafa” (faibles), qui ne peuvent relier leur généalogie ni au Prophète Mahomet ni à Qahtan... Sans “nasab” (ascendance), ils ont le statut le plus bas dans l’échelle sociale: ils n’ont ni territoire ni villages à eux, et vivent sous la protection des uns ou des autres. Ils se divisent en deux catégories: ceux qui achètent et vendent, les divers artisans (tisserands, bouchers, ferblantiers, charpentiers); et ceux qui travaillent le plâtre, la palme et la terre (cultivateurs et potiers).

Chacune de ces sous-catégories a ses atributions - les “masakin” étant chargés, par exemple, de l’organisation des noces et des funérailles, tandis que les “douafa” interviennent en cas d’incendie, d’inondation (aussi rares soient-elles) ou lorsque les maisons s’effondrent.

Cette hiérarchisation poussée à l’extrême (les seyids ne se mariant pratiquement qu’entre eux) s’est maintenue pendant mille ans. Mais la montée du nationalisme arabe lui a été fatale: supportant de plus en plus mal leur misère, alors que certains seyids vivaient dans un luxe époustouflant, les “masakin” ont accueilli avec des cris de joie la révolution au Yemen du Nord (1962), tandis que les seyids prenaient le parti de l’Imam... La révolution et l’indépendance du Sud Yemen (1967) devaient balayer -- théoriquement -- cette hiérarchisation millénaire.

Un monde à part

Mais s’il est vrai que la révolution a brisé le pouvoir économique de certaines familles de seyids, comme les Al Kaf de Tarim, il faut rester très prudent: les autorités d’Aden elles même admettaient que les Hadramaout constituait un monde à part à manipuler avec précautions. Un jeune intellectuel sud-yéménite estimait, du temps du président Ali Nasser Mohammed, que “la question religieuse est une question très délicate, et qu’il ne faut pas créer de diversion, de débat secondaire, en l’attaquant. Ici, ajoutait-il, si quelqu’un déclare qu’il n’est pas croyant, les gens le considèrent comme “kafir”, et n’écoutent même pas ce qu’il dit. Il s’aliène automatiquement ces masses qu’il faut gagner au régime”.

Signe de la persistance de l’influence de l’Islam traditionnel au Hadramaout, l’école secondaire de Tarim ne comportait que 32 jeunes filles sur 950 élèves -- et encore ces jeunes filles suivaient les cours à part, séparées des garçons, alors que l’enseignement est mixte dans le primaire.

Pour inciter les jeunes filles à poursuivre leurs études, le gouvernement yéménite allait jusqu’à leur accorder un certain nombre de privilèges: chaque fille a son livre (alors que chez les garçons il y a un livre pour trois élèves), les filles reçoivent une allocation mensuelle si elles vont au lycée, et elles jouissent de facilités de transport (ramassage à domicile)...

Ingrams, qui est peut-être l’occidental qui a le mieux pénétré l’âme du Hadramaout, a écrit dans un de ses livres que le Hadramaout avait une extraordinaire faculté de s’adapter aux évènements et au monde extérieur, sans changer... “Le Hadramaout, écrit-il, est un endroit où le temps est immobile... le pouvoir du désert est insurmontable; deux choses seulement pourraient changer radicalementle mode de vie de ses habitants: l’afflux de sommes d’argent considérables, ou la découverte d’eau en abondance”.

Quelques chiffres permettent de comprendre l’équilibre précaire qui régit la présence d’une communauté humaine dans le Hadramaout: il y a en tout et pour tout 14.450 hectares de terres cultivées dans la vallée, dont la moitié environ sont occupées par des palmiers-dattiers; il reste donc 8.000 hectares pour la culture proprement dite (blé, sorgho, oignon, tomate) pour une population d’environ 160.000 habitants -- c’est très peu, et cela explique pourquoi le Hadramaout a toujours dépendu du monde extérieur pour survivre. Dans l’antiquité ce fut grâce au commerce de l’encens; plus récemment, jusqu’à la dernière guerre mondiale, ce fut grâce à l’émigration vers l’Extrême-orient; hier, ce fut les transferts de fonds des travailleurs émigrés Hadramis travaillant en Arabie Saoudite et dans le Golfe...

(Arabies, Juin 1989)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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