CHRIS KUTSCHERA 40 ANS DE REPORTAGE (Textes et Photos)

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AZERBAIDJAN: Des mirages de la fortune pétrolière... à la clochardisation

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Soldats turcs empêchant des réfugiés kurdes irakiens d'entrer en Turquie, 1991

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Jeune élève sous-officier en tenue camouflée

Saint-Maixent

Jérôme Mesnager

Jérôme Mesnager

 

Bébés phoques à la crèche de Pieterburen

Hollande

 

couv 40

 

Guide litt

Vue de Bakou avec ses vieux derricksC’est un signe qui ne trompe pas: les Texans arrivent... La ligne Francfort-Bakou de Lufthansa est une des rares liaisons aériennes dans le monde où la classe “affaires” occupe la plus grande partie de la carlingue de l’avion, les passagers de la classe économique étant relégués tout à l’arrière de l’Airbus...

Ces Américains qui portent des chapeaux texans comme dans les caricatures descendent au “Hyatt Regency”, le seul hôtel de classe internationale de Bakou, ouvert en mai:  avec ses chambres à 250 dollars la nuit (tarif de base), son chef français, et sa piscine, il offre aux déracinés de Houston ce cadre qu’ils sont habitués à retrouver à Riyad, Koweit ou Caracas... Pour continuer de se sentir “at home”, ils peuvent aller déguster un T-bone steak chez “Charlies”, et boire une bière au “Nelson”, le pub anglais qui vient d’ouvrir ses portes sur les hauteurs de Bakou...

Le président Aliyev célébrant la signature d'un contrat pétrolier en 1995Mais le choc les attend: en survolant en hélicoptère l’île artificielle des “Rochers de pétrole” (Neftyanye Kamni) ils découvrent une plate-forme pétrolière dans un état qui laisse... pantois! “Incroyable”! “Du jamais vu”! “C’est comme une vieille photo datant des années 4O”, dit un Texan de Pennzoil, la compagnie américaine qui a construit et qui exploite le compresseur de gaz, la seule unité normale de la plate-forme. Non seulement cette île artificielle a été construite avec une technologie soviétique qui date des années 40, mais surtout elle est ravagée par un fléau qui sévit dans toutes les républiques de l’ex-URSS: un manque total d’entretien qui fait de toutes ces installations un véritable cimetière industriel.

Un terrible manque d'entretien

L “île artificielle” de Neftyanye Kamni, installation unique en son genre dans le monde, est un véritable réseau de quelque 70 kilomètres de pontons, montés sur pilotis en tubes d’acier, sur lesquels ont été construites des passerelles reliant entre eux les diverses plates-formes et les quelque 4.000 puits qui ont été forés à partir de ces plates-formes. Au cœur de cette immense toile d’araignée d’acier, la plate-forme centrale, construite autour du premier puits foré en 1949 par un ouvrier du nom de Mikail Kaverotchkine, est une petite ville en miniature: elle supporte des immeubles en béton de plusieurs étages -- une centrale, des unités Station de pompage obsolète de Neftyanyé Kamnitechniques, un immeuble administratif, et les deux immeubles qui abritent les logements du millier d’hommes et de femmes qui travaillent pendant 8 jours sur l’île artificielle avant de retourner pour une semaine de repos sur la terre ferme. L’effigie en bronze de l’ouvrier pionnier qui a construit le premier puits et des statues et des fresques à la gloire des travailleurs témoignent encore de la glorieuse époque -- en fait, la dernière décennie de l’ère stalinienne -- pendant laquelle les dirigeants soviétiques de Moscou “chouchoutaient” un Azerbaidjan qui produisait le tiers du pétrole soviétique.

Cette époque est bien révolue. Sérieusement endommagées en 1992 par une tempête particulièrement violente, les installations de l’île artificielle souffrent surtout d’un terrible manque d’entretien qui dure depuis au moins quinze ans; pire que cela, elles donnent l’impression d’avoir été ravagées par un conflit: on ne voit que des constructions à moitié détruites, des réservoirs éventrés ou même couchés sur le côté, des grues et des machines qui ne sont plus que des tas de rouille. Même au lendemain de la première guerre du Golfe (1980-1988) les installations pétrolières iraniennes n’ont jamais présenté un tel aspect de ruine:

Immédiatement après le cessez-le-feu, les Iraniens avaient déblayé les gravats, utilisé les pièces des unités les plus endommagées pour réparer celles qui pouvaient l’être, et redonné aux installations pétrolières un aspect quasi-normal. On observe le contraire sur les plates-formes azerbaidjanaises de la mer Caspienne. Et les ouvriers de la compagnies nationale de pétrole, la SOCAR, ressemblent plus à des clochards qu’à des pétroliers: leurs tenues sont crasseuses, ils ne sont pas rasés, et ils ignorent l’emploi du casque. Ils ont, il est vrai, des excuses; ils touchent un salaire misérable -- 300.000 manats, soit un tout petit peu plus de 60 dollars -- quand ils sont payés: les employés de la SOCAR n’ont en effet pas été payés depuis le mois de juin! 

Dans ce décor poignant, la plate-forme de la Pennzoil, une société pétrolière américaine basée à Houston, Texas, offre un contraste saisissant: ses ouvriers casqués ont des tenues impeccables, et les turbines de cette unité de compression de gaz ont un aspect étonnamment rutilant. Ses ouvriers ne sont payés que 20.000 manats (4,5 dollars) de plus que leurs collègues travaillant pour la compagnie nationale -- mais  ils sont payés ponctuellement... Produisant 3,5 millions de mètres cube de gaz par jour, cette unité couvre environ 20 pour cent des besoins en gaz de l’Azerbaidjan (et permet à l’Azerbaidjan d’économiser quelque 250.000 dollars par jour sur ses importations de gaz naturel) -- en récupérant et compressant du gaz qui auparavant était purement et simplement relâché dans l’atmosphère: les techniciens qui ont construit l’île artificielle ignoraient même l’usage des torchères!

Le cimetière industriel de Sumgait

L’île artificielle de Neftyanye Kamni n’est malheureusement pas une exception: à 30 kilomètres au nord de Bakou, la ville industrielle de Sumgait, où étaient concentrées les raffineries et diverses usines pétrochimiques et métallurgiques, est un véritable cimetière industriel. La pollution n’y a jamais été aussi grave, malgré la fermeture totale de plusieurs usines, et le fonctionnement de la plupart des autres à 20 pour cent de leur capacité.

Dans tout l’Azerbaidjan, le paysage industriel est sinistré: dans la capitale même, dans le quartier dit des 40 réservoirs, la plupart des usines sont fermées, et des réfugiés construisent plus ou moins légalement des masures le long des voies ferrées qui reliaient ces usines entre elles. Elena, la quarantaine, travaille, ou plutôt travaillait, dans une usine textile: ingénieur, elle se souvient encore de l’époque heureuse -- l’époque soviétique -- où elle pouvait s’offrir tout ce qu’elle voulait, y compris une voiture (vendue depuis longtemps), le cinéma,  et des vacances en Crimée ou à Leningrad. Aujourd’hui, elle gagne un salaire de misère: 60.000 manats (14 dollars!). C’est un salaire très théorique, car son usine, qui employait 3.600 ouvriers, est fermée depuis trois ans, et en fait, Elena est au chômage: cette année elle a travaillé exceptionnellement pendant 3 mois pour... les Chinois, qui ont fait travailler un certain nombre d’ateliers de l’usine, en sous-traitance. Le mari d’Elena, économiste, lui aussi au chômage, travaille comme gardien dans un parking, à l’aéroport: avec les pourboires, il arrive à gagner 250.000 manats (55 dollars) par mois. Les autres usines du quartier ne sont guère mieux loties: une usine métallurgique est totalement fermée; une usine de fabrication d’ampoules électriques n’emploie plus que 600 ouvriers sur 1.800.

Comment expliquer ce naufrage de l’industrie azerbaidjanaise? Nouri Nouriev, l’ingénieur en chef de l’île artificielle de Neftyanye Kamni, a sa théorie: cet homme de 62 ans qui continue de travailler quoiqu’il ait dépassé l’âge de la retraite, et qui regrette manifestement le “bon vieux temps” soviétique, explique qu’autrefois “tout était coordonné depuis le ministère du pétrole à Moscou: c’était lui qui pourvoyait aux besoins des entreprises en pièces détachées et en équipement. Nous dressions la liste de nos besoins six mois ou un an à l’avance, et les dirigeants de l’entreprise allaient à Moscou avec leur plan d’extraction, disant aux responsables du ministère: “Si nous n’avons pas ces pièces, nous ne pourrons pas exécuter le plan”. Maintenant, nous devons tout acheter avec des devises, en Russie ou ailleurs. Nous avons des ateliers qui fabriquent les pièces de rechange, mais 30 % des matières premières sont d’origine étrangère, et la production est paralysée... Quant aux tubes des oléoducs, ils étaient achetés par Moscou au Japon. Il y a bien longtemps que nous n’en avons plus reçu: nous n’avons pas d’argent”.

Elena, l’ingénieur qui travaille dans une usine textile, attire l’attention sur un autre problème: la production des usines construites en Azerbaidjan était destinée à l’immense marché des anciennes républiques de l’URSS devenues indépendantes; privées aujourd’hui de ce débouché, ces gigantesques usines ne peuvent tourner qu’à un infime pourcentage de leur capacité. De plus, la qualité de leur production ne soutient pas la comparaison avec les produits importés: “Les chemises et les pantalons que nous produisons, quand l’usine tourne, se vendent mal”, dit Elena; “on trouve aujourd’hui des vêtements importés de bien meilleure qualité”. Mais tout cela n’explique pas l’aspect tragique de toutes ces usines, dont les murs et les toitures sont souvent éventrés -- comme si ce pays sortait d’une guerre. Pour les Azerbaidjanais, c’est le résultat de la corruption qui sévit depuis des années dans ce pays, comme dans toutes les anciennes républiques de l’URSS: les dirigeants de ces entreprises ont fait des fortunes colossales en achetant des produits de mauvaise qualité, et, par exemple, en remplaçant une partie importante du ciment destiné à la construction de ces usines par du sable...

Mais il y a un autre facteur important dont on ne parle pas: le départ de plusieurs centaines de  milliers de cadres après la “mort”, comme on dit à Bakou, de l’URSS; après les pogroms de Sumgait (février 1988) et surtout après ceux de Bakou (janvier 1990) la quasi totalité des Arméniens (environ demi-million) ont pris le chemin de l’exil: sur demi-million d’arméniens qui y vivaient il y a une dizaine d’années, il ne reste plus aujourd’hui en Azerbaidjan que quelque 30.000 femmes d’origine arménienne, mariées à des azéris, et des vieillards sans famille, qui se cachent. De même, on estime à quelque 300.000 le nombre des Russes qui sont partis d’Azerbaidjan après l’indépendance de ce pays (29 août 1991). Plus grave encore, un nombre relativement important d’Azerbaidjanais d’origine azérie, mais formés dans des écoles russes et dans le moule soviétique, ont préféré eux aussi partir à Moscou. Ceux qui sont restés sont totalement démoralisés: ces “orphelins” du système soviétique, se débattant dans des difficultés matérielles incroyables, et ressassant sans cesse les “complots” de Moscou et ses “agents” arméniens contre la jeune république azerbaidjanaise, gèrent les affaires courantes avec beaucoup de désinvolture.

Avec quelques centaines de milliers de réfugiés, victimes du conflit avec l’Arménie, avec une production industrielle qui a chuté de 30 pour cent par rapport à 1994, et un SMIG de... 1,25 dollar par mois (!) l’Azerbaidjan est au bord de l’implosion. Et pourtant ce pays pourrait bientôt (re)devenir une puissance pétrolière -- le Koweit du Caucase.

Le contrat du siècle

C’est le 28 septembre 1994 qu’a été signé le “contrat du siècle”, associant 11 sociétés pétrolières étrangères (majoritairement américaines) à la compagnie pétrolière nationale pour l’exploitation des trois gisements de Guneshli, Chirag et Azeri: à la production de démarrage, modeste (80.000 b/j), qui devrait commencer fin 1996, succédera, si tout va bien, une production qui devrait atteindre les 700.000 barils/jour en 2.010! Le 10 novembre 1995, le président Haidar Aliyev présidait à la signature d’un autre contrat, d’un montant de 1,7 milliard de dollars, cette fois ci avec la compagnie italienne AGIP (5%), avec la compagnie américaine Pennzoil (30%), avec la compagnie russe Lukoil (7,5%), et avec LUKAgip (50%), SOCAR n’ayant que 7,5%, pour l’exploitation du gisement de Karabakh, plus modeste, mais néanmoins prometteur. Un troisième contrat, pour l’exploitation du gisement de Chakh Deniz, toujours en off-shore dans la mer Caspienne, associerait la British Petroleum, la StatOil (Norvège), la TPAO (Turquie), et, peut-être la compagnie française ELF, qui reprendrait une partie des 40% de la SOCAR (Azerbaidjan). Les Iraniens, furieux d’avoir été écartés du premier contrat sous la pression des Américains, ont refusé de participer à ce troisième consortium dont la formation pourrait être annoncée en mars 1996.

Enfin, ELF, tard venu sur la scène azerbaidjanaise, est également en train de négocier des permis sur trois blocs situés dans le sud de la Caspienne: opérateur sur un bloc, en association avec la SOCAR, ELF serait associé dans les deux autres à la SOCAR et à la compagnie américaine Chevron.

Au total, en se livrant au petit jeu de la “pétrole-fiction” on peut envisager pour l’an 2.010 une production de l’ordre de 1,5 million de barils/jour -- ce qui placerait l’Azerbaidjan au même rang que le Koweit ou la Libye (avant l’embargo). Mais il s’agit là d’un avenir encore assez lointain: le premier brut extrait de Guneshli ne commencera pas à couler avant une date encore indéterminée entre juin et décembre 1996. Et c’est seulement en juin 1997 que le consortium décidera s’il investit les quelque 8 milliards de dollars nécessaires pour produire 700.000 barils/jour. “L’accord sur le partage de la production entre les compagnies étrangères et la compagnie nationale, la SOCAR, a été signé le 28 septembre 1994; il a été approuvé par le Parlement azerbaidjanais et il a force de loi depuis le 12 décembre 1994”, fait remarquer Elnar Bergh, porte-parole du consortium, “mais avant de nous lancer dans ce projet “éléphantesque” et d’investir autant d’argent, nous voulons être sûrs que l’infrastructure est OK, que nous pouvons faire des affaires dans ce pays: nous voulons voir cet accord à l’œuvre”.

Les représentants des compagnies pétrolières étrangères ne le disent pas, mais ils veulent aussi avoir des assurances sur la stabilité politique de ce pays: après tout, trois présidents se sont succédé au pouvoir à Bakou depuis l’indépendance en 1991 -- Ayaz Moutalibov (septembre 1991), Aboulfaz Eltchibey (juin 1992), et Heidar Aliyev (octobre 1993) -- et chaque fois les compagnies pétrolières ont dû reprendre les négociations à zéro. Depuis son arrivée au pouvoir il y a deux ans, le président Aliyev a survécu à un complot (octobre 1994) et à un soulèvement (mars 1995): c’est sans doute pour se donner plus de légitimité vis-à-vis des compagnies pétrolières et des gouvernements occidentaux qu’il a organisé le 12 novembre les premières élections parlementaires depuis l’indépendance du pays, en présence d’une centaine d’observateurs des Nations Unies et de l’OSCE, et d’une délégation du Conseil de l’Europe, dirigée par Jacques Baumel: ces élections devaient permettre d’élire 125 députés avec un système assez complexe, 100 étant choisis parmi des candidatures individuelles, et 25 sur les listes présentées par les partis politiques. En outre, les électeurs devaient approuver le texte d’une nouvelle constitution.

En fait, partagé entre le souci de se donner une certaine respectabilité internationale, et sa volonté de verrouiller son régime, le président Aliyev a opté, comme c’était prévisible, pour la sécurité: il a commencé par faire exclure de la compétition électorale un certain nombre d’opposants: en particulier, le parti Musavat d’Isa Gamber, qui revendique l’héritage de la première République (1918-1920) et se déclare un ferme partisan de la libre entreprise, et le parti Islamique. Ensuite, il n’y a pratiquement pas eu de campagne électorale: un opposant modéré qui voulait organiser un meeting a été retenu par la police, sous le prétexte que ... les papiers de sa voiture n’étaient pas en règle! Le vote, enfin, s’est déroulé dans des conditions très troublantes, et la mission des Nations Unies/OSCE comme la délégation du Conseil de l’Europe ont dénoncé un “certain nombre d’irrégularités et de fraudes caractérisées”.

En privé, certains observateurs n’hésitaient pas à parler de “magouille généralisée”: la présence de policiers en uniforme et en civil dans les bureaux de vote, la pratique du vote multiple (une personne se présente avec les pièces d’identité de plusieurs membres de sa famille, et vote en leur nom...), le flou sur l’identité des assesseurs, qui se disaient “indépendants”, et en fait appartenaient au parti du président, l’expulsion par la police des observateurs de partis de l’opposition, le bourrage des urnes des électeurs “malades”, la réécriture des résultats, et notamment de la participation, tout, selon eux, contribuait à faire de ces élections une “farce électorale”.

Mais seuls les observateurs étrangers ont été choqués par ces pratiques; les Azerbaidjanais, eux, savaient dès le départ à quoi s’en tenir: ils étaient très nombreux à déclarer, avant le vote, qu’ils n’iraient pas voter car ils connaissaient déjà les résultats...

D’autres échéances, plus sérieuses, attendent le président Heidar Aliyev: la tension monte dans les camps où croupissent des centaines de milliers de réfugiés qui vont passer leur troisième hiver sous la tente... Combien de temps la population azerbaidjanaise supportera-t-elle encore sans broncher la terrible dégradation de son niveau de vie alors que la corruption sévit à tous les niveaux de l’Etat -- comme en témoigne l’apparition de dizaines de Mercedes flambant neuves dans les rues de Bakou?

Pendant encore trois ou quatre ans au moins, le président Aliyev devra se contenter des “bonus” et autres versements effectués par les compagnies pétrolières -- de l’ordre de 400 à 500 millions de dollars par an (les compagnies pétrolières restent très évasives sur le montant des sommes versées au gouvernement de Bakou). C’est peu, très peu pour un pays naufragé. Heidar Aliyev, qui a fait toute sa première carrière dans le KGB, a déjà démontré d’immenses talents de fin manœuvrier et d’habile diplomate. Mais, à l’âge de 73 ans, il sait qu’il lui reste peu de temps pour faire de l’Azerbaidjan le Koweit du Caucase -- un rêve, ou un mirage, qui ne se réalisera pas, au mieux, avant le début du prochain millénaire.

(Al Wasat, 1 Janvier 1996)

(Valeurs Actuelles, 24 Août 1996)

(The Middle East magazine, March 1996)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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